LA BATAILLE D'ALGER Rétrospective
Réalisation GILLES PONTECORVO
ITALIE 1966
LONG METRAGE DE FICTION
COULEUR / 121' / VOST / 35MM / 1966
INTERPRETATIONS
JEAN MARTIN
YACEF SAADI
BRAHIM HAGGIAG
TOMMASO NERI
EL KADER
KERBASH
UGO PALETTI
MUSIQUE . ENNIO MORRICONE / GILLO PONTECORVO
PHOTOGRAPHIE. MARCELLO GATTI
MONTAGE. MARIO MORRA / MARIO SERANDREI
SCENARIO. FRANCO SOLINAS / GILLES PONTECORVO
Tourné avec des non professionnels (excepté Jean Martin, dans le rôle du colonel Mathieu à la tête des parachutistes français), La Bataille d'Alger traite de la lutte pour le contrôle de la Casbah durant la guerre. Le scénario, inspiré du récit de Saadi Yacef, l'un des chefs de la résistance urbaine, et qui joue son propre rôle, a été confié à Franco Solinas.
Initialement interdit en France, diffusé brièvement en 1970 mais retiré des écrans sous la pression de manifestations d' extrême-droite, le film attendit 1971 pour sortir normalement[2]. Le film resta pratiquement inédit en France jusqu'en 2004, car considéré comme un film de propagande, brisant des tabous sur le comportement militaire français au cours de ce qui ne s'est longtemps appelé en France de simples événements, et s'attaquant à des traumatismes alors récents.
Le film est Lion d’Or à Venise en 1966, primé à Cannes, nominé aux Oscars.
BIOGRAPHIE
Gilles PONTECORVO
Après avoir réalisé, l'un des épisodes du film à sketches intitulé Die Windrose, Gillo Pontecorvo tourne son premier long métrage : Un dénommé Squarcio (1957), interprété par Yves Montand. Avec Kapo (1960), le réalisateur connaît un succès international. Meilleur film de l'année en Suède et au Japon, cette histoire d'une jeune fille dans un camp de concentration est récompensée par un Oscar à Hollywood. En dépit de cette réussite, Gillo Pontecorvo attend six ans avant de réaliser son film suivant, La Bataille d'Alger (1965). Le colonialisme dénoncé dans cette oeuvre sert aussi de base à Queimada (1968), évocation des Antilles du XIXe siècle servie par l'interprétation de Marlon Brando. Avec Ogro (1979), Gillo Pontecorvo se penche sur les dernières heures de la dictature de Franco à travers l.attentat de l.ETA contre l.amiral Carrero Blancoe. Il collabore ensuite à L'addio a Enrico Berlinguer (1984) avant de réaliser Nostalgia di protezione (1997).
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