Le cinema arabe
L'ARCHE DU DESERT
Réalisation MOHAMED CHOUIKH
ALGERIE 1997
LONG METRAGE DE FICTION
COULEUR / 90' / VOST / 35MM / 1997
INTERPRETATIONS
HACEN ABDOU
MESSAOUDA ADAMI
SHIRAZ ALIANE
MYRIAM AOUFFEN
AMIN CHOUIKH
SCENARIO.
IMAGE.
SON.
MUSIQUE.
Dans l'immensité du Sahara, l'image caresse le désert, flottant sur ses vagues, pour arriver à l'oasis, la vie au milieu du vide. Un village et une palmeraie où différentes communautés cohabitent et travaillent, harmonieusement semble-t-il. Mais soudain, aux rires juvéniles d'Amin et Myriam, amoureux insouciants qui s'embrassaient à l'écart, répond la charge des frères de la jeune fille, armés de bâtons. Ils emportent violemment Myriam et frappent Amin. Du sang est versé sur le sable, vengeance symbolique de la vertu outragée de Myriam, qui elle-même offrira plus tard, alors qu'on veut la marier de force, le sang de l'époux sabré sur sa robe, au lieu de son rouge virginal sur le drap des noces, comme c'est la coutume.
L'Arche du désert est un poème luxuriant et cruel, aux effluves de sang et d'encens, aux couleurs vives de la passion, à la musique festive soudain dissonante. Et ce poème est traversé par le regard triste et rond d'un enfant, à qui on promet des lendemains difficiles...
De l'horreur, d'où viendra l'Aurore ?... Nietzsche écrivait* "Voulons-nous que l'humanité finisse dans le feu et dans la lumière (de la connaissance) ou bien dans le sable (de la barbarie)? ". L'allégorie est lumineuse, la barbarie ensable tandis que, petit point glissant sur le désert-océan, l'enfant reste une oasis... Mais quelles images, quel enseignement et quel rêve emporte-t-il ?
BIOGRAPHIE
Mohamed CHOUIKH
Né en 1943 à Mostaganem en Algérie, il débute sa carrière comme comédien au théâtre et joue aussi dans plusieurs films. Il a notamment joué dans le film "Le Vent des Aurès" de Mohammed Lakhdar Hamina (Prix de la 1ère œuvre à Cannes en 1967) ou encore dans "Elise ou la vraie vie" de Michel Drach (Cannes 1970). Il écrit et réalise deux téléfilms de long métrage pour la RTA : L'Embouchure (1972-4) et Les Paumés (1974). Longs métrages : La Rupture / Al-inqita' (1982), La Citadelle / Al-qal'a (1988), Youssef - La Légende du septième dormant / Youcef kesat dekra sabera (1993), L'Arche du désert (1997).
La particularité de Mohamed Chouikh est de toujours asseoir ses films dans la société algérienne dans laquelle il vit.